Jouer avec la communication émotionnelle (2)

J’espère que cette semaine a été fructueuse pour votre recherche et que vous avez pu tester dans votre quotidien, cette façon de communiquer avec vos proches. Vous pouvez toujours nous faire part de vos commentaires et réflexions, le partage enrichie la perception de chacun.

Comme promis la semaine dernière, voici quelques suggestions en lien avec les phrases que je vous avais proposées. S’il vous reste des interrogations, n’hésitez pas à me laisser un message, je me ferais un plaisir de vous répondre.

Suggestions :

Tu laisses tout traîner, tu pourrais quand même ranger tes affaires sans que je sois obligée de le faire.
Il y a des vêtements, des livres et des documents qui traînent sur les meubles du séjour. Quand je vois ainsi du désordre, je me sens mal et j’ai besoin d’avoir un environnement agréable.

Vous n’avez pas le droit de me traiter ainsi en public, de me critiquer comme vous l’avez fait au cours de cette réunion.
Au cours de cette réunion, vous avez dit que « j’étais un incapable », je me suis senti humilié et j’ai besoin de me sentir respecté

Ne me parle pas sur ce ton, je ne le supporte pas.
Quand tu t’exprimes sur un ton violent, je me sens perdue, c’est important pour moi de laisser tomber la pression et d’en parler ensuite  calmement.

J’en ai marre que tu me fasses la tête toute la journée.
Tu ne m’as pas parlé aujourd’hui, je me sens préoccupé et en souci, est-ce qu’il y a quelque chose qui ne va pas, j’ai besoin de comprendre ce qui se passe.

Comment peut-on travailler avec vous, vous n’êtes même pas capable de tenir vos délais de livraison.
Je vous ai commandé cet ordinateur, il y a maintenant 10 jours, alors que vous deviez me livrer dans les 3 jours, je suis vraiment ennuyé, car je tiens à pouvoir effectuer certains travaux avant la fin du mois.

Tes résultats scolaires sont vraiment insuffisants, tu n’es pas prêt d’y arriver si tu continues comme ça.
Voilà la 3ème fois que tu as une note en dessous de la moyenne, je suis inquiet. J’ai besoin d’être rassuré sur une chose : que tu sais l’importance de cette matière pour ton avenir.

Tu ne comprends jamais rien.
Je t’ai expliqué pourquoi je ne voulais pas aller à cette invitation, je ne suis sûre que tu aies bien compris quelles sont mes raisons, c’est important pour moi que les choses soient claires entre nous.

Ce n’est pas possible de continuer ainsi, votre rapport est rempli de fautes d’orthographe.
J’ai noté des fautes d’orthographe, ici, là, là et encore là, je tiens beaucoup à ce que ce rapport soit impeccable, il représente un aspect très important pour notre image de marque, je suis sûr que vous pouvez comprendre cela.

Je n’ai pas le temps, on verra plus tard.
J’ai encore telle chose et telle chose à effectuer avant ce soir, je suis désolée, il est très important pour moi de terminer ces tâches aujourd’hui, par contre demain, je serai à votre disposition.

Arrête de faire du bruit, je ne peux pas me concentrer.
Tu joues de la batterie depuis une heure maintenant, je ne parviens pas à me concentrer, j’ai besoin de calme pour résoudre ce problème, pourrais-tu s’il te plait arrêter un moment ?

Bonne continuation sur cette voie.

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Jouer avec la communication émotionnelle

Je vous propose aujourd’hui un  retour sur la communication émotionnelle au travers de quelques exercices pratiques, puisque c’est en s’entraînant que l’on parvient à la maîtrise…

Dans l’article « L’assertivité ou communication émotionnelle« , nous avions parlé des trois étapes à respecter pour s’exprimer avec empathie et  respect :

  1. L’observation des faits
  2. L’émotion ressentie,
  3. Le besoin exprimé.

En voici un exemple :

  • Les faits : Quand tu ne m’appelles pas pour donner de tes nouvelles pendant une semaine,
  • L’émotion : J’ai peur qu’il ne soit arrivé quelque chose.
  • Le besoin : J’ai juste besoin d’être rassuré et de savoir que tout va bien.

Selon ce principe, je vais maintenant vous proposez quelques phrases critiques qui reviennent fréquemment dans notre vie de tous les jours et je vous propose de chercher comment vous pourriez formuler d’une autre façon (selon le modèle ci-dessus) ce qui est exprimé :

  • Tu laisses tout traîner, tu pourrais quand même ranger tes affaires sans que je sois obligé de le faire.
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    .
  • Vous n’avez pas le droit de me traiter ainsi en public, de me critiquer comme vous l’avez fait au cours de cette réunion.
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    .
  • Ne me parle pas sur ce ton, je ne le supporte pas.
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    .
  • J’en ai marre que tu me fasses la tête toute la journée.
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  • Comment peut-on travailler avec vous, vous n’êtes même pas capable de tenir vos délais de livraison.
    ……………………………………………………………………………………………………………….
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  • Tes résultats scolaires sont vraiment insuffisants, tu n’es pas prêt d’y arriver si tu continues comme ça.
    ……………………………………………………………………………………………………………….
    .
  • Tu ne comprends jamais rien.
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  • Ce n’est pas possible de continuer ainsi, votre rapport est rempli de fautes d’orthographe.
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    .
  • Je n’ai pas le temps, on verra plus tard.
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  • Arrête de faire du bruit, je ne peux pas me concentrer.
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Je vous laisse la semaine pour y réfléchir et vous apporterait des suggestions de réponse dans mon prochain article.  Et n’hésitez pas à partager sur ce blog, vos propres propositions. Bonne semaine !

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De la passion à l’amour

Une phrase parcourue, pleine de promesses pour une vie de couple réussie, alors qu’actuellement tout semble si fragile au niveau des relations affectives entre hommes et femmes :

« Au départ, l’autre ne fait que compenser les désirs et les manques qui marquent notre existence.  Dans la deuxième étape, quand la passion s’arrête, nous aboutissons à une ouverture où chacun n’est plus la béquille de l’autre, où la rencontre donne un sentiment de plénitude, de justesse, de complétude, de sensualité, de dialogue, de compréhension, de signification de la vie… qui est en nous, et que l’autre nous donne de rencontrer en lui. »

Bien sûr entre les deux, existe tout un chemin… parfois chaotique, enrichissant ou déstabilisant, mais bien souvent les problèmes rencontrés au sein du couple sont aussi une manière de progresser dans notre vie individuelle et dans notre vie de couple. Il est donc nécessaire d’aller au-delà de ces inévitables conflits pour accéder à ce sentiment de plénitude et d’amour profond.

En effet, la vie du couple commence par l’état amoureux, un état de béatitude où tout semble possible. Puis cette passion s’émousse peu à peu, plus ou moins rapidement. Quand tout va bien, elle se transforme en attachement, tendresse, amour durable. Ce qui va permettre cette transition provient de la confrontation au quotidien, du maintien d’une certaine complicité, des projets de l’un avec l’autre, d’une certaine obligation à rester ensemble au regard de ce qui a été construit conjointement et aussi d’une certaine forme d’inertie synonyme d’une réticence à changer et à partir dans l’inconnu. Cette inertie présente le côté positif de permettre de passer au-delà de certaines périodes difficiles.

L’aveuglement né de la passion du début finit petit à petit par s’estomper faisant place à une certaine réalité qui n’est plus en phase avec nos espoirs, nos attentes, nos rêves. On découvre l’autre sous un jour nouveau et l’on est enclin à lui en faire reproche car il ne correspond plus à nos illusions. Mais en fait, l’amour ne peut prendre sa vraie dimension qu’à partir du moment où chacun se révèle à l’autre avec sa véritable nature, sans les détours de la séduction et les obscurcissements du début, c’est à dire quand nous le voyons tel qu’il est et non plus en l’idéalisant.  Cette période est une période difficile qui peut même conduire à une séparation, car il s’agit de la fin du rêve, mais c’est aussi une période essentielle pour passer à la phase suivante, l’amour authentique, en appréciant profondément qui est l’autre et non l’image que l’on s’était faite de lui.

Il est fréquent aussi de parler d’usure de l’amour avec le temps, mais à bien y regarder ce n’est pas l’amour qui s’use mais juste nos illusions. Aussi cette usure est en fait le véritable départ vers la connaissance profonde de l’autre. C’est à ce moment là qu’on peut se poser la question :  » Aimons nous qui il est vraiment ? Ou lui préférons-nous la représentation que nous nous en faisions ? » et ensuite choisir d’aller (ou de ne pas aller) vers la vraie rencontre.

Le désir de rencontrer l’autre et d’exister soi-même (de façon authentique et autonome) l’emporte inévitablement sur l’illusion de paraître du début. Cela peut conduire à la crise du couple, du fait de la perte des anciens repères mais si ce moment est transcendé il en résulte une évolution de l’un et de l’autre et de la relation. Il est intéressant de remarquer que bien souvent les qualités et défauts que l’on découvrent chez l’autre correspondent à un aspect particulier de soi, à des évolutions à accomplir, à une meilleure rencontre avec soi, afin d’exister davantage soi-même et de parvenir à son propre accomplissement et pouvoir ensuite offrir le meilleur de soi-même à l’autre.

C’est alors un duo fondé sur l’autonomie, le respect et l’épanouissement de chacun afin que tous les deux accèdent au meilleur de lui-même dans un désir partagé.

Prendre soin de la relation qui existe entre deux personnes demande une attention constante. Pour grandir et s’épanouir, la relation est comme une plante, elle a besoin d’oxygène, de lumière, d’eau, de soins attentionnés et de temps pour se construire. Et donc il convient de la nourrir en lui apportant énergie, confiance, patience, goût de vivre avec tout ce que cela comporte : rire, pleurer, chanter, dormir, partager, se faire plaisir, écouter, consoler, être présent, respecter… et la liste est encore bien longue…

« L’amour est un peu comme un jardin, il faut savoir y repiquer une nouvelle fleur, pour que toujours le jardin soit beau ! »

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Danser la rencontre

La communication de deux êtres est une rencontre, un mouvement de l’un vers l’autre, une création initiée par l’un et l’autre, alternativement, où l’on ne sait plus qui entraîne qui et qui suit qui, comme une danse où les deux partenaires sont tour à tour celui qui guide et celui qui est mené. Symboliquement, vous pouvez vous amuser avec une personne de votre choix à initier une danse l’un avec l’autre en alternant celui qui mène la danse. Puis au bout d’un moment, vous pourrez découvrir que vous ne savez plus vraiment lequel entraîne l’autre. Une complicité inconsciente s’est mise en place, un nouveau dialogue prend vie dans l’espace. Danser la rencontre comme des enfants qui se meuvent et s’émeuvent dans la spontanéité, le jeu, l’imagination.

Ce courant de l’un à l’autre ne peut avoir lieu qu’au sein d’ un espace de liberté où chacun trouve sa place avec accueil et respect. Un espace de liberté dans lequel on se connecte à soi-même pour connaître ses besoins et à l’autre pour prendre en compte également ses propres besoins et au-delà de cette connaissance une rencontre saine peut avoir lieu, où l’on sait si on peut trouver un point d’accord et d’entente ou si au contraire on est d’accord sur le fait que nous ne sommes pas d’accord. C’est comme s’apprivoiser, se reconnaître. Dans certaines cultures africaines, le salut traditionnel n’est pas « Comment allez-vous ? » ou « Comment ça va ? » mais « Je vous vois » qui correspond à une reconnaissance, un accueil de la personne, qui a lieu à un niveau plus profond que le simple « ça va » ou bien souvent on attend même pas la réponse. Regarder en voyant, en étant ouvert et attentif, en laissant l’autre être lui-même et en étant nous aussi, nous-même sans chercher à se cacher derrière un masque ou une personnalité de façade. Juste « Être ».

On s’apprivoise par la confiance et la liberté. Si vous cherchez à dompter un cheval en l’enfermant dans un box, il va devenir encore plus violent et révolté, mais si au contraire vous lui offrez une grande prairie où il peut courir à son aise et que peu à peu vous avancez doucement vers lui, que vous faites connaissance peu à peu, il va finir par se laisser approcher et apprivoiser. Et comme l’illustre si bien  Saint-Exupéry, dans « Le Petit Prince » lors de sa rencontre avec le Renard :

– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le Renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
– Que faut-il faire ? dit le Petit Prince.
– Il faut être très patient, répondit le Renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Ce rapprochement de l’un vers l’autre, cette acceptation, c’est laisser le mouvement naturel s’effectuer, en se laissant porter par l’énergie de la vie qui nous traverse. Faire corps avec le flux du courant et partir à la découverte.

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La puissance des compliments

Dans notre dernier article, nous avons parlé de complimenter avec sincérité notre interlocuteur et c’est sur ce point particulier que je voudrais revenir aujourd’hui. Rappelez-vous un moment où l’on vous a complimenté, dans quel état d’esprit, étiez-vous alors ? En effet, quoi de plus motivant, encourageant et agréable que de recevoir des paroles élogieuses. Obtenir la reconnaissance de son travail, de ses qualités est un besoin fondamental pour l’homme comme nous le démontre Abraham Maslow au travers de sa pyramide des besoins, qui est constitué des cinq niveaux suivants :

  • Besoin physiologique : boire, manger, dormir
  • Besoin de sécurité : avoir un toit, la santé, un travail
  • Besoin d’appartenance : se sentir accepté par les groupes dans lequel on vit (famille, travail, association, …).
  • Besoin d’estime : se sentir reconnu et important aux yeux des autres
  • Besoin de réalisation de soi : accomplissement personnel, créativité, épanouissement.

Ainsi quand quelqu’un vous fait un compliment, cela signifie que vous existez à ses yeux et que vous êtes dignes de considération et qu’il vous reconnaît comme appartenant à son groupe. De plus la satisfaction d’un besoin provoque une émotion positive et cette émotion positive va générer en vous un sentiment de gratitude envers lui.

On peut se demander d’où nous vient ce besoin d’importance. Il est vrai que nous ne sommes si peu au regard des presque sept milliards d’humains sur la planète qu’il est donc naturel de souhaiter laisser une trace de notre passage sur terre, même si cette trace n’est qu’éphémère et ne concerne qu’un petit cercle autour de nous. C’est obtenir ainsi la reconnaissance de notre existence.

J’ai assisté la semaine dernière à la remise de diplôme d’une de mes proches en Angleterre. Cette manière de féliciter les étudiants par une cérémonie solennelle met en avant tout les efforts qu’ils ont produit, c’est une reconnaissance de leur travail, une valorisation d’eux-mêmes, non seulement pour eux mais aussi aux yeux de tous les membres de l’Université et de leur famille et amis.


Comment complimenter ?

Complimenter crée donc du plaisir et du bonheur chez celui qui reçoit le compliment, mais ce plaisir est aussi partagé par celui qui offre ce cadeau à l’autre. C’est pourquoi nous pouvons dispenser nos appréciations positives avec profusion. Bien sûr il ne s’agit pas de flatter de façon hypocrite, il est nécessaire d’être sincère et que ces compliments viennent vraiment du cœur. Chaque personne a des qualités, il suffit juste d’observer, de s’intéresser réellement à la personne au-delà des apparences, pour les découvrir. La véritable personnalité n’est pas forcément visible au premier regard. Il s’agit d’apprendre à se focaliser sur les qualités et non sur les défauts. De plus, en soulignant une qualité, il y a de fortes probabilités pour que cette qualité s’exprime encore plus chez la personne car elle va en prendre conscience avec plus de précision.  En formulant ce que nous apprécions chez l’autre, nous lui montrons notre intérêt, nous lui prouvons que notre attention, voire notre affection est fondée sur des bases réelles et n’est pas juste une relation superficielle.

Certaines personnes ont des difficultés à faire des compliments, elles ont peur de se sentir en position de faiblesse par rapport à l’autre, elles ont l’impression qu’en mettant en avant les qualités de l’autre, elles se diminuent elles-mêmes, ceci nécessite alors de mettre un peu son ego de côté. Et comme toujours, c’est avec l’entraînement qu’on parvient de plus en plus à oser complimenter son entourage. Rappelons-nous que la personne qui est complimentée n’en aura que plus de gratitude et de bienveillance à notre égard.

Que nous soyons en bon ou mauvais terme avec quelqu’un ne change rien au fait qu’il y a toujours des éléments que nous pouvons apprécier chez l’autre, si nous sommes pleinement honnête avec nous-même et que nous faisons abstraction de nos jugements ou de nos ressentiments.

Bien des problèmes de couple viennent du fait que les conjoints ne reconnaissent pas assez les mérites de l’autre. Et pourtant, une parole positive, un encouragement peuvent transformer une situation un peu tendue. En ayant toujours un compliment, un mot bienveillant aux lèvres, on attire la considération, l’estime et le respect des autres.

« Un compliment est un rayon de soleil verbal » Robert Orben

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Développer son charisme (2ème partie)

Dans cette deuxième partie, nous allons envisager trois autres points permettant de développer son charisme.

La présence :

Le charisme nécessite une présence forte. Etre présent, c’est à la fois être conscient de soi-même, être centré et être pleinement conscient du monde environnant. Cette présence implique donc deux qualités essentielles : une force et un alignement intérieurs et une ouverture aux autres.

La force intérieure et alignement :
La force intérieure suppose la connaissance de soi-même. La personne charismatique connaît ses objectifs, ses valeurs, ses limites, là où elle souhaite aller précisément, ce qu’elle est prête à faire ou à ne pas faire. Elle possède la faculté de dire non sans pour autant froisser son interlocuteur. Elle a des opinions fermes, sans vouloir les défendre à tout prix, si elle s’aperçoit qu’elle a fait des erreurs ; elle n’a rien à prouver aux autres étant donné qu’elle est sure d’elle et qu’elle n’hésite pas à se remettre en question si besoin est. Cela a pour conséquence de donner une image de fiabilité, de confiance et d’authenticité, une personne qui tient ses engagements.

Elle sait aussi formuler ses doutes, ses peurs, ses désirs, avoir le sens de l’humour, tout ceci lui donne un côté humain. Cette manière de ne pas prendre les choses trop au sérieux, lui permet d’une part de se sentir détendu et d’autre part de prendre du recul. La personne charismatique sait aussi rire d’elle, sans toutefois se dévaloriser.

L’ouverture aux autres :
Il s’agit de montrer combien nous sommes attentif et intéressé par notre interlocuteur. Cette personne est différente de moi et à travers sa différence, j’ai des informations passionnantes à découvrir. Cet état d’esprit intérieur, cette ouverture à l’autre sera alors ressenti par notre interlocuteur. Pour développer cette ouverture, il suffit de s’intéresser réellement à tout ce qui touche la personne : ses centres d’intérêts, sa vie, sa famille, ses amis, ses passions, ses projets, ses états d’âmes, toutes les choses qui la fait vibrer tout en respectant bien sûr son intimité. C’est se montrer fasciné par son interlocuteur : quelque soit cette personne, elle a toujours quelque chose d’intéressant, et notre curiosité est un atout précieux pour le découvrir et pour s’intéresser aux autres, comme un enfant qui s’émerveille d’un rien.

En lui prouvant qu’elle est unique à nos yeux, en mettant en avant toutes ses qualités, ce qu’il y a de meilleur en elle et en la complimentant avec sincérité, nous induisons en elle des émotions positives : acceptation, disponibilité, bienveillance. L’autre jour, une de mes connaissances me décrivait ainsi certaines personnes qu’il avait rencontré : « J’ai déjà croisé quelques personnes très charismatiques, et avec elles, je me sentais intelligent, compétent, doué. En fait, c’était incroyable de constater à quel point leur contact était agréable, parce qu’elles me renvoyaient ce qu’il y avait de meilleur en moi. »

Le sourire :

Sourire, ce petit geste tout simple qui ouvre tant de portes ! Pour développer son charisme, c’est probablement la première chose à faire et tellement évidente… En effet, observez l’attirance que produit sur vous un visage souriant… Un sourire est communicatif et transmet du bien-être et des émotions positives autour de lui. Il favorise le contact et la bienveillance à l’égard d’autrui. Et même si certains jours, il semble difficile de sourire, le fait de se forcer un peu entraîne un effet rétroactif sur l’état intérieur et permet de se sentir mieux par la libération d’hormones générées dans tout le corps. Alors abusons-en sans modération !

Un peu de mystère :

Être charismatique, c’est aussi avoir en soi une part de mystère, un petit quelque chose qui échappe aux autres. Prendre soin de ne pas se révéler complètement et de se faire désirer de temps à autre, donne envie d’en savoir davantage et attire l’attention, comme s’il y avait un secret à percer. Et pourquoi pas également, développer un petit signe distinctif, un aspect de soi original qui suscite la fantaisie ou la curiosité, l’attirance.

Voici donc quelques clés pour développer son charisme, des pistes qui bien sûr ne sont pas exhaustives et c’est à chacun aussi de trouver son propre chemin vers l’authenticité, l’ouverture, la chaleur humaine, la compréhension.

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Développer son charisme (1ère partie)

Le charisme est souvent rattaché à quelque chose de plus ou moins magique, il est lié à une sorte de rayonnement invisible qui serait proche de l’aura. Étymologiquement, le charisme signifie “grâce d’origine divine”.

Nous connaissons tous des gens charismatiques, et l’on peut se poser la question « d’où provient la fascination exercée par ces personnes ? » En fait le charisme est l’union de plusieurs facteurs (confiance, prestance, communication non verbale, cohérence personnelle…), qui suscitent l’adhésion et la fascination d’un grand nombre de personnes pour un individu particulier. Cependant, le charisme n’a rien à voir avec la beauté, la richesse ou l’autorité. Il est plutôt la conséquence d’une beauté ou d’une richesse intérieure qui rayonne autour des autres.

Comme tout autre qualité, le charisme est susceptible d’être développé et est à la portée de chacun. Il s’accroît à mesure que l’on gagne en harmonie intérieure, en confiance en soi et en sérénité.

Les points important pour développer son charisme :

Le regard :

Comme nous l’avions vu dans l’article « Le regard dans la communication« , le regard est un atout majeur pour établir une communication de qualité, il est le langage de l’âme, le reflet de nos émotions et de nos pensées. Regarder l’autre c’est , attirer et maintenir l’attention de la personne. Aussi il est important que ce regard soit bienveillant, chaleureux et soit synonyme d’un réel intérêt apporté à son interlocuteur, comme si l’on désirait réellement prendre soin de la personne sur lequel il se pose avec délicatesse et attention. Et dans le même temps, ce regard projeté sur l’autre contient également toute notre puissance intérieure et notre authenticité à l’égard de l’autre.

La voix :

Là encore vous pouvez vous référer à l’article « Moduler sa voix » et en règle générale, une voix posée, articulée, affirmée et vibrante sera appréciée et retiendra l’attention. Pour avoir une voix posée, il faut être calme et serein, quelque soient les circonstances, même si l’on vous critique ou on vous agresse verbalement. La voix doit aussi résonner dans la cage thoracique aidée par une respiration profonde et située au niveau du ventre. Le fait de rythmer ses phrases avec quelques secondes de silence, permet de créer de l’espace autour des personnes et de souligner l’importance de ce qu’on a à dire.

Parler à quelqu’un, c’est comme si nous souhaitions toucher la personne avec nos mots et lui transmettre au travers de notre timbre de voix, chaleur, respect et prévenance. Et bien sûr le contenu des mots prononcés doit être en adéquation avec la manière de nous exprimer.

La position du corps :

Afin d’inspirer la confiance chez notre interlocuteur, la position recommandée est d’avoir le dos et la tête droite, sans toutefois inspirer de la rigidité, de se tenir bien en appui sur les deux jambes et de respirer tranquillement en privilégiant la respiration abdominale. Une bonne respiration permet de rester détendu et donc de garder une position naturelle ; elle permet également une bonne oxygénation du cerveau ce qui renforcera la prestance.
Les gestes doivent refléter le calme intérieur et appuyer notre discours, sans mouvement inutile. Il est utile de se rappeler que les gens font plus attention aux gestes qu’aux mots prononcés, c’est pourquoi des mouvements amples et précis seront les bienvenus.

Le langage du corps est influencé par nos états internes et inversement, aussi en adoptant une bonne posture vous induirez un état intérieur positif de la même façon que si vous vous sentez bien intérieurement, votre posture reflétera ce bien-être. Observez ce qui se passe, quand vous êtes légèrement déprimés si vous vous redressez, et que vous regardez en haut !

La tenue vestimentaire :

Pour compléter cette attitude corporelle, il convient aussi d’aborder la tenue vestimentaire. Les vêtements sont tout autant une façon de se présenter aux autres et de refléter la personnalité. Une tenue soignée et adaptée en fonction des circonstances et du message que l’on souhaite transmettre est importante. Une tenue trop sophistiquée, trop décalée ou trop excentrique jouera le plus souvent en votre défaveur, sauf si c’est précisément l’image que vous voulez faire passer.

Il y a encore bien d’autres éléments entrant en ligne de compte, dont notamment la présence, nous y reviendrons la prochaine fois.

A suivre !

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S'aimer

Je voudrais, cette semaine, partager avec vous un très beau texte que je viens de découvrir au hasard de mes recherches.

Il a été écrit par Kim Mcmillen, femme écrivain, enseignante engagée dans le développement personnel. Décédée subitement,  cet ouvrage est repris par sa fille Alison et  publié en 2001. Le titre original est « When I loved myself enough« . Il rassemble sous une forme simple et limpide une belle leçon de vie.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… L’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… L’Authenticité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… La Maturité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… Le Respect.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… L’Amour Propre.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… La Simplicité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompée.
Aujourd’hui, j’ai découvert… L’Humilité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et cela s’appelle…La Plénitude.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Kim Mcmillen

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Une voix riche et nuancée

Dans notre relation avec les autres, la communication est indispensable et passe inévitablement par la voix. Nous en avons vu les caractéristiques dans l’article « Moduler sa voix » et pour éviter de reproduire le ton monocorde de certains de vos professeurs qui avaient la fâcheuse faculté de vous endormir au bout de quelques minutes de cours, vous pouvez acquérir une voix claire, mélodieuse et nuancée.

La soprano Natalie Dessay

Pour cela, il existe certains exercices de relaxation de la voix, pratiqués par de nombreux orateurs et qui, s’ils sont effectués régulièrement, vous permettront d’obtenir une voix agréable à écouter et qui saura retenir l’attention de votre interlocuteur.

Il est fréquent de constater que les muscles de la gorge sont contractés, ce qui a pour conséquence de produire un son rauque et de faible intensité, auquel s’ajoute souvent une mauvaise respiration. En pratiquant l’exercice suivant, vous pourrez apprendre à décontracter votre gorge et à mieux placer votre respiration :

  • Installez vous dans une position confortable, assis ou debout, peu importe.
  • Commencez par parler de manière normale tout en touchant doucement votre gorge pour ressentir la contraction de ses muscles. Puis procédez de la même manière avec votre mâchoire en notant son serrement.
  • Baillez volontairement de façon prononcée, la bouche grande ouverte. Terminez le bâillement calmement en prolongeant durant quelques secondes le son « haa » et tout en faisant cela, laissez tomber votre mâchoire et bougez là de gauche à droite les lèvres fermées.
  • Puis répétez l’étape précédente qui consiste à parler à nouveau normalement en notant bien le relâchement et la décontraction de votre gorge.
  • Tout en gardant cet état de décontraction, prononcez ensuite les mots suivants :
    « mon, ton, son, vain, moins, point, temps, gens, lent, une, dune, prune ».
    Articulez au maximum et n’hésitez pas à  exagérez tous les mouvements. Quand vous sentez de la fatigue, alors recommencez à bailler.
  • L’étape suivante consiste à masser directement les muscles de votre gorge pour vous décontracter complètement.
  • Puis répétez les sons suivant en les prolongeant tous de manière identique :
    « na, né, ni, no, nu ».
  • Terminez en vous décontractant la gorge à nouveau.

En pratiquant cet exercice régulièrement plusieurs fois par jour, sans jamais dépasser cinq minutes à chaque séance, vous parviendrez rapidement à obtenir des résultats. En cas de mal à la gorge ou de fatigue de votre voix, marquez un temps d’arrêt et reprenez quand vous vous sentez mieux.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce travail, consultez le livre de Louis Jacques Rondeleux : “Travailler sa voix”. Vous y trouverez de nombreux exercices progressifs afin de forger votre voix.

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Echange à la cafétéria

Une petite histoire que je vous laisse apprécier :

Madame Voiron venait de terminer ses courses. Au comptoir du self, elle acheta un bol de soupe, alla s’installer à une table, y posa son plateau et s’aperçut qu’elle avait oublié de prendre une cuillère.

Elle repartit aussitôt en direction du comptoir. Revenant à sa place une minute plus tard, elle trouve un Noir installé devant le bol, trempant sa cuillère dans la soupe. « Quel sans-gêne, pense-t-elle ! Mais, il n’a pas l’air méchant… Ne le brusquons pas ! »

« Vous permettez ? » lui dit-elle en tirant la soupe de son côté. Son interlocuteur ne répond que par un large sourire. Elle commence à manger.

Le Noir retire un peu le bol vers lui et le laisse au milieu de la table. A son tour, il plonge sa cuillère et mange, mais avec tant d’amabilité dans le geste et le regard qu’elle le laisse faire, désarmée. Ils mangent à tour de rôle. Elle est décontenancée, son indignation a fait place à la surprise et se sent même un peu complice.

La soupe terminée, le Noir se lève, lui fait signe de ne pas bouger, et revient avec une abondante portion de frites qu’il pose au milieu de la table. Il l’invite à se servir. Elle accepte et ils partagent les frites. Puis il se lève pour prendre congé avec un ample salut de la tête et prononce l’un de ses premiers mots : « Merci!  »

Elle reste un moment pensive et songe à s’en aller. Elle cherche son sac à mains, qu’elle a accroché au dossier de la chaise. Plus de sac ! Mais alors, ce Noir n’était qu’un pickpocket !

Elle s’apprête à demander qu’on le poursuive, lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe intact, et froid, posé sur une table voisine, devant la chaise où est accroché son sac. Il manque une cuillère sur le plateau…

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