Se connaître pour bien communiquer

« Il faut commencer par éprouver ce qu’on veut exprimer. » Vincent Van Gogh

Nous avons vu comment entrer en contact avec notre interlocuteur, comment réunir les atouts pour que la communication soit harmonieuse, comment être à l’écoute de l’autre. Aujourd’hui, on va se tourner vers le message que l’on souhaite faire passer à l’autre. Pour bien communiquer, il est important de savoir précisément ce que l’on souhaite. Car comment transmettre un message clair, si ce message n’est déjà pas clair dans notre tête au départ, c’est impossible. Par conséquent, au préalable d’une bonne communication avec les autres, il est nécessaire d’avoir une bonne communication avec soi-même et donc de bien se connaître. Et pour bien se connaître, il va être nécessaire de s’observer et de s’écouter.

Être à l’écoute de soi :
Être à l’écoute de soi, implique la même attitude qu’être à l’écoute des autres, c’est rentrer en amitié avec soi-même, c’est-à-dire être accueillant vis à vis de soi, accueillir ses pensées, ses comportements avec bienveillance et sans jugement. Même s’ils ne sont pas appropriés, la première étape avant de chercher à les changer est de les accepter tels qu’ils sont. C’est par exemple reconnaître que l’on est en colère après telle personne, accepter ce mouvement de colère en soi, en prenant conscience de ce qui l’a fait émerger, mais cela ne veut pas dire que l’on va nécessairement laisser exploser cette colère contre la personne concernée. L’attitude la plus appropriée sera d’exposer les faits calmement en précisant que l’on est en colère.

La prise de distance :
Une observation efficace passe par une prise de distance par rapport à soi, on peut imaginer que l’on est le cinéaste derrière la camera qui regarde le film se dérouler, ou encore le scientifique dans son laboratoire qui observe ses différentes expérimentations. Cette mise à distance permet de repérer ce qui va déclencher nos accès d’humeur, ou des comportements qui ne sont pas appropriés et qui nuisent aux rapports harmonieux avec les autres. L’esprit dans lequel on pratique cette observation est aussi très important, il doit être exempt de jugement et d’interprétation, il s’agit juste d’une observation neutre, d’un regard objectif.

En observant ses pensées, on apprend à mieux se connaître, à être conscient de tout ce que l’on se raconte  et tout ce que l’on se cache à soi-même. C’est aussi un moyen de tenir la barre de sa vie et ne plus laisser son mental en pilotage automatique. On guide son bateau, là où l’on désire aller, en faisant des choix appropriés et conscients.

Une question pertinente :
Pour savoir vraiment ce que l’on attend d’une conversation, d’un entretien qu’il soit professionnel ou personnel, il faut connaître ses propres valeurs, savoir ce qui est important pour soi. Car comme le disait déjà Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Donc, la question : « Qu’est-ce que je veux ? » est une question fondamentale que nous devrions avoir sans cesse à l’esprit.

Et de la même façon, il est nécessaire de savoir jusqu’où nous sommes prêts à aller, quelles sont nos limites. Par exemple, si nous devons faire un compromis avec une personne, nous devons fixer les limites que nous ne voulons pas franchir et nous devons nous y tenir pour rester en accord avec nos critères et nos valeurs.

La manière dont on communique avec soi-même se répercute inévitablement sur notre façon de communiquer avec les autres.

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